Des millions récoltés depuis cinq ans auprès des promoteurs immobiliers pour financer des projets de logements sociaux et abordables dorment dans les coffres de la Ville de Montréal. L’administration Plante dit attendre impatiemment le transfert des pouvoirs en habitation promis par Québec pour débloquer la construction de 2000 logements qui tardent à voir le jour.
Montréal s’est doté en 2005 d’une Stratégie de logements abordables dans les nouveaux projets résidentiels. En somme, tous les projets de 200 unités et plus (100 depuis 2015) devaient prévoir 15 % de logements sociaux et 15 % de logements abordables.
Mais puisqu’elle ne disposait pas des pouvoirs pour l’imposer, Montréal avait permis aux promoteurs de verser une compensation financière quand ceux-ci jugeaient l’implantation de logements sociaux ou abordables impossible. Depuis la création du fonds en 2012, la Ville de Montréal a ainsi récolté un peu plus de 13 millions afin de financer d’autres projets.
Voilà, bien peu de projets de logements sociaux ont vu le jour grâce à ces fonds. Depuis 2012, la métropole a versé un peu plus de 2 millions à une poignée de projets, si bien que le fonds dispose toujours de 11 millions dans ses coffres.
UN PLAFOND QUI BLOQUE LES PROJETS
Élue responsable de l’habitation, Magda Popeanu explique le faible nombre de projets financés par la difficulté des groupes responsables de construire les logements sociaux à obtenir le feu vert de Québec. Les règles en vigueur fixaient un plafond au coût des travaux, plafond qui n’avait pas été rehaussé depuis 2009, ce qui rendait tout projet à Montréal difficile à réaliser.
« Les projets sont beaucoup bloqués, particulièrement à Montréal où les terrains sont souvent contaminés », laisse entendre Éric Cimon, directeur général de l’Association des groupes de ressources techniques du Québec.
Dans la nouvelle Loi sur la métropole, Québec a décidé de confier les pouvoirs en matière d’habitation à la Ville de Montréal. La métropole a ainsi révisé le programme Accès Logis et attend la sanction du Conseil du trésor pour démarrer ses activités. Ce changement attendu « dans les jours qui viennent » devrait permettre de lancer rapidement des projets qui attendent depuis longtemps.
« On l’attend avec grande impatience pour faire les 2000 logements en attente. Dès que ça passe au Conseil du trésor, tout ça va rouler. Bien sûr que cet argent va servir et on a hâte que ça serve », souligne Magda Popeanu, élue responsable de l’habitation.
Éric Cimon a aussi bon espoir que le transfert des pouvoirs va permettre un déblocage. « Ça ne nous inquiète pas. L’argent qui dort va être utilisé. »
Le Front d’action populaire en réaménagement urbain, mieux connu sous son acronyme du FRAPRU, s’est pour sa part étonné d’apprendre que Montréal avait dans ses coffres autant d’argent inutilisé pour le logement social. « L’information est difficile d’accès, ça devrait être mieux divulgué », dit Céline Magontier, organisatrice communautaire.
Le FRAPRU espère que le transfert des pouvoirs à Montréal permettra de relancer la construction de logements sociaux. L’organisation espère toutefois que le rehaussement du plafond du coût des travaux ne se fera pas au détriment du nombre d’unités livrées.
Courtier immobilier Ste-Dorothée Laval Rive-Nord | Eryck Véziau
Le marché immobilier a-t-il atteint un point de bascule?
HypothèqueImmobilierNouvelles
Le marché immobilier a-t-il atteint un point de bascule?
7 décembre 2025
Publié le 4 déc 2025par Félix Côté L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a enregistré le mois dernier environ 7500 ventes résidentielles, soit 5% de moins qu’au même mois l’an dernier. C’est la première fois depuis décembre 2023 que le nombre de transactions mensuel diminue. Cela pourrait signaler que les prix ont atteint des
Le marché immobilier récréatif prouve son essor au Québec
ImmobilierNouvelles
Le marché immobilier récréatif prouve son essor au Québec
27 novembre 2025
Par Nicolas T. Parent, La Voix de l’Est 24 novembre 2025 à 04h00 Les plus récentes statistiques du marché québécois montrent un intérêt soutenu pour les résidences de villégiature. Nous avons discuté avec Guylène Lominy, dirigeante d’agence chez Proprio Direct, pour faire le point sur les tendances entourant les résidences en zone récréatives, notamment pour la région
Prix de l’immobilier: il faut être riche pour avoir un chalet de ski
Achat propriétéImmobilierNouvellesVente propriété
Prix de l’immobilier: il faut être riche pour avoir un chalet de ski
24 novembre 2025
Gabriel Côté Jeudi, 20 novembre 2025 09:34 Le prix des chalets à proximité des domaines skiables a continué d’augmenter cette année, si bien que ces propriétés ne sont plus accessibles au commun des mortels. Vous rêvez d’un chalet de ski à Mont-Tremblant? Vous devez vous attendre à payer 523 400$ pour une maison unifamiliale détachée,