Michel* est un petit producteur de viande biologique en Montérégie. Ses canards, ses poules, ses pintades et ses coqs se promènent en liberté sur son terrain clôturé. Certains voisins s’en sont plaints. Après plusieurs coups de fil, il a reçu une contravention de 267 $.

« Mes coqs chantaient trop fort tôt le matin », dit-il, exaspéré. Il a contesté l’amende et a été déclaré non coupable en cour municipale. Depuis cet incident, il milite pour un assouplissement de la réglementation dans sa municipalité. « Les gens s’installent à la campagne, mais ils ne veulent pas des agriculteurs. »

« La campagne, ce n’est pas que des oiseaux qui gazouillent et des pâquerettes. Plusieurs néoruraux, qui idéalisent la campagne, déchantent une fois installés. Ce sont les agriculteurs qui en paient le prix », déplore Maria Labrecque Duchesneau, intervenante psychosociale et directrice générale de l’organisme Au cœur des familles agricoles. Selon elle, les cas de cohabitation difficile en milieu rural sont monnaie courante.

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