D’un côté, une hausse moyenne de la valeur municipale de 5 % en trois ans a de quoi réconforter les propriétaires qui, autrement, appréhendent une flambée des taxes foncières à tout dépôt de nouveau rôle. De l’autre côté, une hausse aussi faible signifie que les ménages propriétaires de Montréal ne se sont pas vraiment enrichis, sur papier du moins, depuis 2012. Rien de réjouissant.

Il importe de rappeler qu’une hausse des valeurs ne se traduit pas nécessairement par une hausse des taxes du même ordre. Les villes peuvent en effet abaisser le taux de taxation, par exemple, pour atténuer l’impact des hausses de valeurs, à coût nul.

La variation des valeurs entraîne immanquablement un déplacement du fardeau fiscal des secteurs qui se sont le moins appréciés, comme Côte-Saint-Luc et L’Île-des-Sœurs, vers ceux qui connaissent les plus fortes hausses, comme la Petite Italie et Villeray.

Par

Laissez-nous un commentaire