Nous examinons ici l’effet du dernier resserrement des règles de l’assurance prêt
hypothécaire sur la performance du marché immobilier québécois ; depuis juillet 2012, ces
règles limitent à 25 ans, plutôt qu'à 30 ans, la période maximale d’amortissement des
nouveaux prêts hypothécaires assurés.
En juillet 2012, le ministre des Finances du Canada, M. Flaherty, imposait un quatrième
resserrement hypothécaire depuis 2008 (la chronologie de ces resserrements se trouve en
annexe) afin de freiner la progression du marché immobilier au Canada1 et l’endettement des
ménages. À ce moment, l’impact sur les mensualités hypothécaires de la réduction de la
période maximale d’amortissement de 30 à 25 ans équivalait à une hausse du taux d’intérêt
de 0,9 point de pourcentage pour l’emprunteur2
. Les nouvelles mesures devraient
logiquement avoir tempéré l’activité immobilière, en particulier du côté des premiers
acheteurs, puisque ce sont principalement eux qui ont recours à l’assurance prêt
hypothécaire3
.

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