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Le marché locatif à deux vitesses

Le projet locatif Carré des arts, prévu rue Amherst, dans le quartier Centre-Sud. (Image fournie par Sid Lee Architecture)

Une nouvelle tour de 37 étages poussera bientôt au centre-ville de Montréal, sur le site de l’ancien restaurant Latini. Le gratte-ciel sera constitué d’un hôtel et de plus de 200 appartements locatifs.

Un peu plus à l’est, rue Amherst, le projet Carré des Arts prévoit une cinquantaine de logements dans un immeuble à l’architecture audacieuse.

Les projets du même acabit se multiplient depuis quelques mois. Après des années de désintérêt, les promoteurs bâtissent une série de bâtiments locatifs à Montréal et Québec, qui feront gonfler l’offre d’appartements à louer au cours des prochains trimestres.

Or, au même moment où se boom de construction bat son plein, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) nous apprend que le taux d’inoccupation des logements est en hausse presque partout dans la province.

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La SCHL avance plusieurs pistes pour expliquer la hausse du nombre de logements vides au Québec. Selon l’économiste Kevin Hughes, cette remontée « s’observe dans un contexte où l’offre était en progression et où la demande traversait une période de recul ».

« Du côté de l’offre, le stock d’appartements (locatifs ou copropriétés offertes en location) était effectivement en hausse récemment, alors que la demande était plus faible, en raison de marchés d’emplois moins robustes et d’un bilan migratoire en baisse», poursuit-il.

Dans toutes les grandes villes de la province, le taux d’inoccupation est remonté au-dessus de la barre des 3%, considérée comme le seuil d’équilibre du marché.

À Montréal, cela ne s’était pas vu depuis la fin des années 90.

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En fait, le marché locatif s’est détendu à un tel point que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a annoncé la semaine dernière la fin officielle de la crise du logement qui perdurait depuis 15 ans dans la métropole.

Même si la crise est finie, une situation de pénurie persiste pour les grands logements, indique la CMM.

Les appartements de trois chambres à faible loyer (moins de 600$ par mois) sont pour ainsi dire introuvables, avec un taux d’inoccupation de 0,1%.

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