Rapports rédigés en moins de deux heures, mesures prises à l’aveuglette, aucune visite des lieux: les façons de procéder de certaines firmes d’évaluation soulèvent de plus en plus de questions au sein de l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec (OEAQ), a appris Le Journal.

Depuis un certain temps, plusieurs établissements financiers, dont le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale, ont recours aux services de courtiers en évaluation de l’Ontario pour faire évaluer les maisons qu’ils financent au Québec.

Or, ces courtiers, comme Nationwide Appraisal Services (NAS) et Brookfield, refilent toutefois en sous-traitance les mandats obtenus à des évaluateurs du Québec.

Résultat: les prix payés ont chuté et les conditions de travail se sont détériorées, soutiennent des évaluateurs agréés contactés par Le Journal.

Les prix chutent

Depuis deux ans, les prix payés aux courtiers par les établissements financiers ont presque chuté de moitié, passant de 500 $ à environ 300 $, avec des délais imposés (moins de 24 heures).

En gardant leur quote-part, les courtiers ontariens refilent le travail à un évaluateur sous-traitant québécois pour moins de 200 $, assurent des

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