Les acheteurs de maison ont parfois tendance à confondre vice caché et usure normale, comme une toiture qui coule.

« Quand je fais mes inspections, je placote beaucoup avec mes clients, explique Daniel Saindon. Je leur explique que la maison qu’ils veulent acheter, il se peut qu’elle ait vieilli et que des travaux seront peut-être nécessaires. Et que ce ne sera pas un vice caché. »

L’inspecteur en bâtiment ne cache pas que les acheteurs sont « de plus en plus informés » et qu’ils en veulent pour leur argent. « S’ils ont payé cher pour la maison et que surviennent des problèmes, dit-il, ils concluent à un vice caché. Certains voient un vice caché dans tout alors qu’il n’en est rien. »

UNE POLICE D’ASSURANCE

Ces attentes exercent de la pression sur les inspecteurs en bâtiment, qui se font rappeler par leurs clients qu’ils « auraient dû » repérer des indices annonciateurs de problèmes plus graves à la propriété.

« On a l’impression, quand on paie pour une inspection préachat, ajoute-t-il, qu’on s’achète une police d’assurance tous risques. Mais notre travail consiste à faire une inspection visuelle et à pointer les défauts potentiels. »

« Si on a des soupçons, on suggère au client de faire réaliser une expertise approfondie. »

— Daniel Saindon, inspecteur en bâtiment

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