Correction brutale à la sauce américaine ; tremblement de terre dévastateur ; hausse abrupte des taux d'intérêt ; crise économique mondiale : les scénarios qui pourraient influencer à la baisse le marché immobilier canadien sont nombreux. Pour la deuxième année, la SCHL a présenté jeudi les « scénarios de crise » susceptibles de balayer le pays d'ici cinq ans - et de plomber les finances de l'organisme.

DE QUOI PARLE-T-ON ?

La Société canadienne d'hypothèques et de logement, société de la Couronne, est l'un des principaux assureurs de prêts hypothécaires au Canada. Au 30 juin dernier, la SCHL détenait des contrats d'assurance totalisant 523 milliards de dollars. Une déconfiture du marché immobilier pourrait forcer l'organisme à rembourser des sommes importantes aux différents prêteurs du pays. Pour prévenir le mieux possible les nombreux risques potentiels, la SCHL se livre depuis cinq ans à des « simulations de crise », similaires aux stress tests réalisés par les banques. Les résultats ne sont rendus publics que depuis deux ans. « C'est une question de transparence », a expliqué hier à La Presse Romy Bowers, chef de la gestion des risques.

Par
Laissez-nous un commentaire