Le «p’tit coussin» des copropriétaires québécois est si mince que près de la moitié d’entre eux a du mal à faire face aux travaux de réparations. En attendant une réforme du Code civil, voici comment éviter de creuser sa tombe.

 

De 7000$ à 10 000 par condominium : c’est la somme que les copropriétaires d’un ensemble de 120 unités de l’Ile-des-Sœurs ont dû sortir de leurs poches, il y a trois ans, afin de pallier à un problème chronique de givre et de condensation. Cette cotisation spéciale, qui s’ajoutait aux frais annuels, s’avérait nécessaire car le fonds de prévoyance était loin de couvrir la somme des travaux requis pour la réparation des fenêtres et du système de ventilation.

 

L’annonce a provoqué maints grincements de dents, même si plusieurs copropriétaires réclamaient une solution depuis longtemps, raconte Pierre Druelle, membre du conseil d’administration du syndicat de cette copropriété. «Ce n’est pas tout le monde qui pouvait payer une somme aussi importante. En revanche, plusieurs propriétaires ne réalisent pas qu’ils partagent la responsabilité de veiller à la gestion à long terme de l’immeuble, et non seulement de l’intérieur de leurs quatre murs.»

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