Un panel d’experts en évaluation d’Altus discute du sentiment du secteur de l’immobilier commercial et de ce que cela pourrait signifier à l’approche du second semestre 2024.

juillet 24, 2024

Points saillants

  • Le Groupe Altus mène une enquête trimestrielle sur les conditions et le sentiment du secteur de l’immobilier commercial auprès des professionnels du secteur américain et canadien afin de suivre le sentiment actuel du marché, les conditions et les problèmes ayant un impact sur l’immobilier commercial
  • Lors d’un récent webinaire, nous avons invité certains de nos experts en évaluation des États-Unis et du Canada à réagir aux résultats du deuxième trimestre et à partager ce qu’ils ont entendu directement de nos clients
  • Les résultats de l’enquête et les conversations avec les clients confirment qu’il existe une certaine prudence dans tous les secteurs du marché de l’immobilier résidentiel, mais de nombreuses entreprises se préparent à améliorer leurs opérations dans un environnement plus stabilisé
  • En termes de performance, le commerce de détail est considéré comme un « secteur dormant » prêt à bien se porter si les dépenses de consommation restent fortes.

Examiner les tendances qui ont un impact sur les valorisations

Lors du webinaire, nous avons réuni l’expertise des directeurs principaux du conseil en évaluation, Robert Tafaro (bureau de Chicago) et Alexander Jaffe (bureau d’Irvine, Californie) pour discuter et partager leurs points de vue sur les résultats. Ils ont été rejoints par Robert Santilli, directeur des services-conseils en évaluation de notre bureau canadien d’Halifax, et Cole Perry, directeur associé de la recherche. La discussion a porté sur divers sujets pertinents aux évaluations et à l’alignement entre ce que disent les résultats de l’enquête et ce que nos experts entendent directement de la part des clients.

Les résultats étaient basés sur our Questionnaire du deuxième trimestre 2024, qui répond aux sentiments actuels sur divers sujets du secteur de l’immobilier commercial. La prochaine enquête sectorielle du troisième trimestre est également actuellement ouverte à la participation.

Avons-nous atteint le « plancher » de la valorisation de l’immobilier commercial ?

Robert Tafaro, s’adressant au marché américain, a souligné que « les taux de capitalisation ont augmenté de manière significative, les valorisations étant généralement soutenues par les récentes transactions de marché ». Il a également souligné que les taux d’intérêt semblent s’être stabilisés et qu’une baisse imminente des taux fédéraux est attendue. Toutefois, les marchés de bureaux traditionnels restent en dehors de cette sphère, avec un écart acheteur-vendeur important indiquant une nouvelle découverte des prix. Un certain ralentissement du secteur est encore observé en raison d’une offre excédentaire à court terme, mais il s’attend à ce que l’immobilier renoue avec une forte croissance du NOI au cours de l’année à venir.

Alex Jaffe a souligné la différence entre les perspectives à court et à moyen terme, avec un sentiment positif en faveur de délais d’investissement plus longs, ce qui rend difficile le calendrier de réentrée sur le marché. L’espace CRE pourrait rapidement devenir saturé, comme nous l’avons vu après la crise financière mondiale de 2008.

Au Canada, ce creux semble également en vue en dehors du secteur des bureaux, où les fondamentaux s’améliorent lentement, les valorisations sont réduites et la qualité des actifs sous-jacents déterminera tout nouveau ralentissement. Le Canada n’a pas connu le même mouvement à la baisse des valeurs qu’aux États-Unis, même si les secteurs industriel et multirésidentiel se sont quelque peu affaiblis, avec une possible expansion du taux de capitalisation.

Les résultats de notre sondage indiquent que le nombre de répondants qui estiment que le marché des logements multirésidentiels est trop cher a considérablement augmenté.

Un focus sur l’amélioration des opérations

Dans les résultats de l’enquête du deuxième trimestre, Altus a constaté que 40 % des répondants américains et 50 % des répondants canadiens ont indiqué que leur principale priorité à court terme sera la gestion de leur portefeuille et de leurs expositions existants. Ce chiffre est resté presque stable, avec peu de changement d’un trimestre à l’autre pour les deux pays.

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