Pour l’une des rares fois au cours des dernières années, le prix des maisons unifamiliales a diminué dans l’île de Montréal, en novembre. Et cette tendance pourrait très bien se poursuivre jusqu’en 2026, prédisent des spécialistes, à l’inverse du reste de la province.
Il faut remonter au début de l’année 2023 pour observer la dernière baisse des prix des maisons dans l’île de Montréal.
Durant cette période, la hausse des taux, combinée à l’inflation et à un contexte géopolitique affecté par la guerre en Ukraine, a porté un dur coup à l’activité et aux prix sur le marché de l’immobilier en général.
Cette fois-ci, les raisons sont tout autres, explique Charles Brant, directeur du service de l’analyse du marché à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Même si les taux d’intérêt ont baissé, les prix ont fortement augmenté, ce qui vient en diluer l’impact, indique le spécialiste.
En novembre 2024, le prix médian des maisons unifamiliales dans la métropole s’établissait à 800 500 $. Un an plus tard, il s’élève à 776 750 $, selon les plus récentes statistiques mensuelles de l’APCIQ.
Dans les autres grands marchés du Canada, notamment Toronto et Vancouver, les prix connaissent des baisses substantielles depuis un moment déjà, souligne M. Brant. Et cela devrait même se poursuivre l’an prochain, selon les prévisions 2026 de Royal LePage, que l’enseigne a publiées ce mardi. C’est aussi ce que laissent entrevoir les prévisions de l’Association canadienne de l’immobilier et de RE/MAX Canada.
Est-ce donc le signe d’un ralentissement du marché à Montréal, à l’instar de ses voisins ?
Il faut dire que l’on compare les données avec la fin de l’année 2024, souligne d’abord M. Brant, où l’activité avait été très forte.
Mais cela va probablement perdurer […] en 2025. Il est fort possible qu’on ait d’autres variations négatives au cours des trois prochains mois, au moins. On arrive vraiment à un niveau où le pouvoir d’achat des ménages est de plus en plus déconnecté de la réalité du marché.
Charles Brant, directeur économique
Sur le plan des prix, on pourrait donc en arriver à un certain plafonnement, sans parler de « revirement complet » puisque la demande est encore soutenue.
« J’ai l’impression que là, Montréal va revenir dans les moyennes et se stabiliser avec ses banlieues », croit Marc Lefrançois, courtier immobilier agréé, Royal LePage Tendance. À son avis, l’île de Montréal a aussi souffert de la migration de sa population vers la couronne nord et la Rive-Sud au cours des dernières années. En parallèle, le segment du luxe a connu une activité plus faible au cours du dernier trimestre.
Difficile au centre-ville
La ville de Montréal a aussi connu une augmentation de son stock, notent les deux spécialistes.
Au centre-ville, cette dynamique est encore plus marquée, notamment en raison de mesures gouvernementales en lien avec l’immigration ou l’achat de propriétés par des non-Canadiens. Il existe toute une catégorie de propriétés, surtout des copropriétés, qui prennent plus de temps à trouver preneur sur le marché.
« Dans le centre-ville de Montréal, on est vraiment dans un marché d’acheteurs », affirme même M. Brant.
La surchauffe continue ailleurs
Les prévisions de Royal LePage sont sans équivoque : hors de l’île de Montréal, tout le Québec connaîtra des hausses de prix en 2026.
Cette surchauffe est « l’exception notable » du marché immobilier canadien, peut-on lire dans le rapport.
En cause : les prix relativement plus abordables que dans le reste du pays. Les Québécois ont aussi semblé être moins directement affectés par l’incertitude liée aux relations commerciales avec les États-Unis, observe-t-on. « En Ontario, par exemple, le secteur de l’automobile, ce n’est pas un petit morceau de leur économie, c’est des centaines de milliers d’emplois et d’entreprises qui gravitent autour », note M. Lefrançois.
Selon les estimations de l’enseigne, c’est la ville de Québec qui mène le bal à l’échelle nationale en matière d’appréciation des valeurs immobilières, et ce, pour la deuxième année consécutive. Là-bas, un manque d’offre criant se jumelle à une demande toujours grandissante.
Parmi les cinq plus grands marchés urbains dans la province, on pourrait aussi assister à d’importantes augmentations à Trois-Rivières et à Sherbrooke, deux marchés attrayants par leur plus grande abordabilité, mais qui font aussi face à un manque d’offre.
Gatineau affecté
Le prix des maisons unifamiliales demeurera stable à Gatineau, prévoit Royal LePage, avec une augmentation de 2 %. Celui d’un appartement en copropriété devrait diminuer de 3 %. « C’est le marché ontarien qui les affecte », explique sans détour M. Lefrançois. « C’est difficile pour Gatineau de valoir vraiment plus cher qu’une maison à Ottawa, donc il y a des petites hausses, mais très légères », illustre-t-il.
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