Publié le 16 octobre à 8 h 45 HAE

Les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS au Canada ont baissé de 1,7 % d’un mois à l’autre en septembre, après une série de hausses amorcées en avril, indique l’Association canadienne de l’immobilier (ACI), qui demeure néanmoins optimiste pour le marché immobilier en 2026.

Les prévisions pour 2025 sont légèrement inférieures à celles attendues il y a un an, mais la tendance à la hausse est solide pour 2026, affirme l’ACI dans un communiqué.

Les prévisions pour 2025 d’il y a un an sont maintenant celles attendues pour 2026, explique le regroupement de courtiers immobiliers.

Malgré la baisse des transactions enregistrées le mois dernier, il s’agit du meilleur mois de septembre pour les ventes depuis 2021, précise l’ACI.AILLEURS SUR INFO : Vol spectaculaire au Musée du Louvre : l’un des bijoux retrouvé, les voleurs en fuite

La légère baisse mensuelle est le résultat d’une diminution des ventes dans le Grand Vancouver, à Calgary, à Edmonton, à Ottawa et à Montréal, qui a plus que compensé les gains enregistrés dans la région du Grand Toronto et à Winnipeg, note l’Association.

Toutefois, l’ACI prévoit un nouvel élan des ventes résidentielles au cours du dernier trimestre de l’année et jusqu’en 2026, grâce à la demande refoulée et des taux d’intérêt plus normaux.

Les gens commencent à comprendre un peu l’effet [des tarifs de Trump] sur l’économie canadienne, sur son portefeuille et puis ils sont capables de prendre de meilleures décisions.Une citation dePierre Leduc, porte-parole, Association canadienne de l’immobilier.

Les prix vont-ils remonter?

L’Indice des prix des propriétés MLS a diminué de 0,1 % d’un mois à l’autre en septembre, selon l’ACI.

La baisse a été de 3,4 % d’une année à l’autre.

À Toronto, le prix moyen a baissé de plus de 4,3 % en septembre et, à ce rythme, pourrait bientôt redescendre sous la barre du million de dollars, du jamais-vu depuis janvier 2021, selon l’ACI.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays a augmenté, en revanche, de 0,7 % de septembre 2024 à septembre 2025, s’établissant à 676 154 $.

Selon l’ACI :

  • Le prix moyen national d’une propriété devrait diminuer de 1,4 % sur une base annuelle, pour atteindre 676 705 $ en 2025. Seuls la Colombie-Britannique et l’Ontario devraient connaître une baisse du prix moyen des propriétés cette année;
  • En 2026, les ventes résidentielles nationales devraient rebondir de 7,7 % pour atteindre 509 479, soit le niveau d’activité le plus élevé depuis 2021;
  • Le prix moyen national d’une propriété devrait augmenter de 3,2 % par rapport à 2025 pour atteindre 698 622 $ en 2026.

L’offre, soit le nombre de propriétés nouvellement mises en vente, a baissé de 0,8 % d’un mois à l’autre en septembre.

Bien qu’il y ait plus d’acheteurs sur le marché aujourd’hui qu’à n’importe quel autre moment au cours des quatre dernières années, les ventes sont toujours inférieures à la moyenne, et bien en deçà de ce que la tendance à long terme suggère, affirme Valérie Paquin, présidente de l’ACI dans un communiqué.

C’est pourquoi nous nous attendons à ce que la situation continue à s’améliorer, ajoute-t-elle.

Des divergences régionales

Maëlle Boulais-Préseault, économiste principale chez Desjardins, s’attend elle aussi à un regain en 2026, mais pas de façon égale partout au pays.

C’est dans les provinces où justement l’activité est moins positive que prévu, où l’on s’attend à un rebond, explique-t-elle. On pense à l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta par exemple.

Si on regarde au Québec où l’activité a été meilleure que prévu depuis le début de l’année, là les prévisions pointent plus vers un ralentissement du rythme de croissance, ajoute-t-elle.

Mme Boulais-Préseault précise toutefois qu’il reste beaucoup d’incertitude économique. Ça pourrait changer à tout moment avec n’importe quelle décision qui est prise par les États-Unis, souligne-t-elle, sans parler des possibles mesures de représailles du Canada. En d’autres mots, difficile pour l’instant de prédire comment réagiront les acheteurs potentiels de maisons.

Le logement locatif, c’est un segment de marché qui a toujours été plus populaire au Québec, mais là on voit qu’en Ontario, en Colombie-Britannique, c’est vraiment les appartements locatifs qui se construisent à la place des condominiums, ajoute l’économiste.

Avec des renseignements fournis par Philippe de Montigny

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