Gabriel Côté

Samedi, 5 avril 2025 00:00

Un résident de la Rive-Sud de Montréal victime des jeux de surenchère en immobilier est découragé dans sa recherche d’un nouveau foyer pour sa famille.

«Ce n’est pas compliqué, les courtiers rient de nous autres», s’insurge Sahbi Ghribi.

Le père de trois enfants cherche une nouvelle maison depuis plusieurs mois. Seulement dans les derniers jours, il a visité sept propriétés.

«J’ai trois autres visites déjà prévues», souffle l’homme au bord du désespoir.

Chaque fois, la petite famille prend le soin d’examiner les annonces et de scruter les photos, en formant au passage toutes sortes de projets. 

«On pense à la façon dont on pourrait aménager les pièces», illustre M. Ghribi.

Course folle

Mais ces rêveries ne résistent pas longtemps au choc de la dure réalité. Des maisons affichées à un prix décent se vendent en réalité beaucoup plus cher parce que c’est chaque fois la course folle.

«Nous sommes préapprouvés à 540 000$, alors on regarde les maisons de 499 000$, mais c’est toujours la même chose. Il y a des portes ouvertes le dimanche, avec 60 visiteurs, puis 15 offres d’achat, et la maison part à 600 000$», déplore M. Ghribi.

L’homme, qui travaille dans le secteur automobile, estime qu’il s’agit d’un procédé malhonnête. 

«C’est comme aller à l’encan, mais on ne sait pas ce que les autres mettent comme prix», songe-t-il.

«Chez un concessionnaire automobile, si l’auto est affichée à 5000$, il faut qu’elle se vende exactement à ce prix. Pas le choix! poursuit-il. Pour les maisons, je sais que ce n’est pas pareil, mais c’est de la folie […]. La surenchère, c’est assez!»

La goutte d’eau…

Les jeux de surenchère sont souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase, puisque le marché immobilier québécois est en surchauffe depuis longtemps.

Selon le plus récent rapport de JLR, le prix de vente médian des maisons unifamiliales dans la province était de 425 000$ en février, en hausse de 8% par rapport depuis un an.

Dans la grande région de Montréal, c’est encore pire. Le prix de vente médian atteint aujourd’hui 585 000$, une augmentation de 10% sur un an.

C’est sans compter les récentes baisses des taux d’intérêt, qui donnent un peu d’air aux emprunteurs à taux variable, mais qui pousse le prix des propriétés à la hausse.

À cela s’ajoutent les diverses mesures mises en place par le gouvernement fédéral, comme la possibilité de prendre des hypothèques sur 30 ans pour l’achat d’une première maison.

Lire l’article ici

Autres articles pouvant vous intéresser
Année exceptionnelle pour le marché de la revente en 2025
Non classé
Année exceptionnelle pour le marché de la revente en 2025
14 janvier 2026

Charles Poulin Mis à jour le 13 janvier à 10h19 L’offre de propriétés à vendre a légèrement diminué de 2 % en 2025 pour s’arrêter à une moyenne de 35 279 inscriptions en vigueur (dans le système Centris), indique l’APCIQ dans ses statistiques. CLÉS EN MAIN. Même s’il s’est refroidi en fin d’année, le marché de

Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau règlement sur les copropriétés divises.
Non classé
Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau règlement sur les copropriétés divises.
15 septembre 2025

Par SHQ – Société d’habitation du Québec  Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 12 septembre 2025 Depuis août 2025, un nouveau règlement encadre la gestion des copropriétés divises au Québec, les finances des syndicats et les droits des acheteurs. Carnet d’entretien, étude du fonds de prévoyance, attestation du syndicat sur l’état de la copropriété, dépôt

L’incertitude fait reculer les ventes résidentielles, selon l’ACI
Non classé
L’incertitude fait reculer les ventes résidentielles, selon l’ACI
20 mars 2025

(Ottawa) Les ventes résidentielles ont atteint en février leur plus bas niveau en plus d’un an, les acheteurs restant à l’écart en raison de l’incertitude créée par la guerre commerciale avec les États-Unis, indique lundi l’Association canadienne de l’immobilier (ACI). Mis à jour le 17 mars Ian Bickis La Presse Canadienne Les ventes mensuelles réelles

Laissez-nous un commentaire