La surchauffe immobilière observée à Toronto et à Vancouver ne devrait pas s’étendre à Montréal. La surévaluation des propriétés va persister, mais le marché de l’habitation dans le Grand Montréal va continuer d’évoluer dans sa zone d’équilibre.

Dans leur étude économique couvrant la région administrative de Montréal, les analystes du Mouvement Desjardins retiennent un scénario éloignant toute surchauffe immobilière. Déjà, en octobre, lorsqu’elle a sonné l’alarme d’une extension à d’autres grandes villes des déséquilibres mesurés à Toronto et à Vancouver, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) disait également ne pas s’inquiéter pour Montréal, en dépit d’un marché surévalué. Desjardins abonde en ce sens, estimant que le marché de l’habitation du Grand Montréal évolue en zone d’équilibre depuis quelques mois.

Au chapitre de la construction neuve, la correction est venue en 2015, le marché montréalais affichant sa plus forte baisse depuis 2002. L’ajustement a toutefois été ressenti à Montréal même, avec un recul des mises en chantier de 30,8 % entre 2014 et 2015 (contre 2,3 % pour l’ensemble québécois), sous le coup d’un rajustement dans le segment des copropriétés. Il y a eu stabilité des mises en chantier à l’échelle de la région métropolitaine de recensement (RMR).

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