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Si les règles canadiennes de l’assurance prêt hypothécaire devaient être revues et raffermies, le marché immobilier québécois en souffrirait grandement. On parle même de catastrophe du côté de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Selon un article du Financial Post, le ministère des Finances canadien considérerait présentement différents moyens pour refroidir le marché immobilier jugé en surchauffe.

Au nombre des solutions envisagées et qui font craindre le pire, on note une hausse de la mise de fonds minimale, présentement chiffrée à 5 %, et une révision à la baisse de la période d’amortissement maximale, actuellement de 25 ans.

PAS DE SURCHAUFFE POURTANT

La FCIQ argue que le marché immobilier résidentiel québécois n’est pas en surchauffe et qu’un raffermissement de la politique hypothécaire aurait de graves répercussions.

Pour étayer ses propos, la FCIQ cite deux statistiques :

• la baisse d’activité du marché recensée entre 2010 et 2014, soit trois fléchissements annuels consécutifs totalisant un recul de 12 %;

• l’immobilisme des prix observé en 2013 et 2014, années pour lesquelles le prix médian des maisons unifamiliales ne s’est apprécié respectivement que de 0,4 % et 0,9 %.

« Au Québec, le dernier resserrement hypothécaire survenu à l’été 2012 et qui a réduit la période maximale d’amortissement de 30 à 25 ans a déjà eu l’effet escompté par le gouvernement fédéral, soit de provoquer un atterrissage en douceur », a déclaré Patrick Juanéda, président du conseil d’administration de la FCIQ, par voie de communiqué.

Mais ce dernier sonne l’alarme : « Un tour de vis supplémentaire de la part d’Ottawa serait de trop pour le marché résidentiel québécois. »

DES IMPACTS SUR UN MARCHÉ DÉJÀ À LA TRAÎNE

Dans le contexte du marché québécois, qui affiche un retard de 10 % sur la moyenne du taux de propriété canadienne, la FCIQ perçoit tout changement à la mise de fonds minimale ou la période maximale d’amortissement comme potentiellement nocif.

La clientèle des premiers acheteurs, comptant pour près de 33 % du marché québécois, serait particulièrement affectée par de tels changements. La hausse du ratio de mise de fonds minimale, par exemple, pourrait retarder la décision d’achat de milliers de ménages de plusieurs mois, fait valoir la FCIQ.

Même constat au sujet de la période maximale d’amortissement, dont la réduction de quelques années augmenterait la valeur mensuelle des remboursements de prêt hypothécaire de façon importante. Un contexte qui pourrait décourager plusieurs acheteurs potentiel

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